mercredi 13 mars 2019

Antimatière et gravitation : une affaire lourde de conséquences

La prochaine conférence de la section Lorraine de la Société Française de Physique aura lieu



Mercredi 20 mars, 14h00
Amphi 5 de la Faculté de Sciences et Technologies de Nancy

Giovanni Manfredi  (Institut de Physique et Chimie des Matériaux de Strasbourg) présentera une conférence sur le thème
 
Antimatière et gravitation : une affaire lourde de conséquences


Le concept d’antimatière – un monde miroir, identique, mais opposé, au nôtre – a toujours exercé une certaine fascination sur les auteurs de science-fiction, depuis le vaisseau spatial Enterprise de la série Star Trek (propulsé à l’antimatière) jusqu’au roman Anges et Démons de Dan Brown, où le Vatican risque d’être pulvérisé par une réaction d’annihilation matière-antimatière. Pourtant, nos connaissances sur l’antimatière ne sont pas nouvelles. Déjà en 1928, le physicien britannique Paul Dirac prédisait l’existence d’une particule identique à l’électron, mais dotée de charge positive. Cet anti-électron, nommé par la suite positron, fut découvert expérimentalement en 1932 par l’américain Carl Anderson en étudiant les traces de rayons cosmiques. Depuis, on est capable de produire en laboratoire des anti-protons, des anti-neutrons, voire même, depuis 1995, des atomes d’anti-hydrogène. En juin 2011, l’expérience ALPHA du CERN a annoncé qu’elle avait réussi à piéger un millier d’atomes d’anti-hydrogène pendant plus de 16 minutes – une durée de vie suffisamment longue pour que l’on commence à étudier en détail les propriétés de ces anti-atomes.
Une question, en particulier, taraude les physiciens : est-ce que l'antimatière tombe à la même vitesse que la matière ordinaire, ou se comporte-t-elle différemment ? Voire même, tomberait-elle vers le haut plutôt que vers le bas, comme la matière ordinaire ? En dépit de nos connaissances de longue date sur l’antimatière, cela n'a jamais été mesuré directement par des expériences. Toutefois, deux nouvelles expériences du CERN – ALPHA-g et GBAR – vont à présent commencer leur exploration en vue de répondre à cette question. Même une petite différence entre l’accélération de gravité de la matière et de l’antimatière constituerait un résultat lourd de conséquence pour la physique fondamentale. De surcroit, si l’on observait une gravité répulsive pour l’antimatière (correspondant à une masse négative pour cette dernière), cela aurait des répercussions importantes sur plusieurs notions de la cosmologie moderne, telles que la matière et l’énergie noires.
Bref, même si l’antimatière ne nous permet pas encore de voyager dans l’espace ni (heureusement) de produire des bombes hyperpuissantes, elle pourrait bientôt nous aider à répondre à des questions fondamentales sur la nature de notre univers. Et c’est bien le but de la science !

lundi 21 janvier 2019

Les trous noirs et la nature de la rivière espace-temps

La prochaine conférence de la section Lorraine de la Société Française de Physique aura lieu


Mercredi 30 janvier, 14h00
Amphi 8 de la Faculté de Sciences et Technologies de Nancy

Antonin Coutant (laboratoire d’Acoustique, Université du Mans) présentera une conférence sur le thème
Les trous noirs
et la nature de la rivière espace-temps


Les trous noirs sont des objets fascinants, au coeur de la recherche sur la gravitation. Ils jouent un rôle essentiel en astrophysique pour comprendre la dynamique des étoiles et des galaxies. Ils sont aussi un ingrédient majeur des théories de grande unification permettant de décrire la gravitation dans le cadre d'une théorie quantique. Malheureusement, les propriétés
microscopiques des trous noirs sont hors de portée de nos instruments et la plupart des recherches sont guidées par la seule cohérence mathématique. Pour contourner ce problème, on a réalisé il y a une trentaine d'années qu'il était en principe possible de créer des trous noirs artificiels dans des fluides en mouvement, avec les mêmes caractéristiques que ceux de l'astrophysique. Beaucoup plus récemment, une première expérience a été mise sur pied, ouvrant la voie à un large éventail d'expériences nouvelles dont le but est de reproduire le comportement des trous noirs et de tester les mécanismes les plus mystérieux en laboratoire.

samedi 1 décembre 2018

Interprétation physique du potentiel vecteur, moments linéaire et angulaire cachés

La prochaine conférence de la section Lorraine de la Société Française de Physique aura lieu

Jeudi 6 décembre, 16h15
Amphi 8 de la Faculté de Sciences et technologies de Nancy

Daniel Malterre (Institut Jean Lamour) présentera une conférence sur le thème

Interprétation physique du potentiel vecteur, moments linéaire et angulaire cachés

 L'électromagnétisme classique offre encore des surprises! A partir des paradoxes historiques de Thomson et du disque de Feynman, deux aspects assez méconnus de l'électromagnétisme seront discutés. Dans une première partie, je montrerai que le potentiel vecteur peut être interprété physiquement comme l'impulsion stockée dans le champ et échangeable localement avec l'impulsion une particule? Dans la seconde partie, je montrerai que des systèmes de charges et de courants peuvent posséder une impulsion et un moment angulaire d'origine mécanique cachés. L'origine relativiste de ces moments sera explicitée. L'extension en mécanique quantique permettra d'aborder l'effet Aharonov-Bohm et le monopole de Dirac.

vendredi 30 mars 2018

Physique fondamentale : le Modèle Standard de la physique des particules et au-delà

La prochaine conférence de la section Lorraine de la Société Française de Physique aura lieu


Jeudi 5 avril, 10h30
Amphi 8 de la Faculté de Sciences de Nancy
Nous recevrons Erwan Allys du laboratoire de Radioastronomie de l'Ecole Normale Supérieure de Paris

Physique fondamentale : le Modèle Standard de la physique des particules et au-delà
 
 
Dans cette présentation, on introduira d'une manière la plus pédagogique possible les principaux concepts du Modèle Standard de la physique des particules, édifice théorique achevé dans les années 70 et qui décrit l'intégralité des interactions électromagnétique et nucléaires faible et forte aux échelles quantiques. On discutera dans un premier temps de la nécessité d'introduire des champs pour étudier des phénomènes à la fois quantique et relativiste, ce qui mènera à la notion de quantification des interactions. À partir de considération basées sur les symétries, on montrera alors le lien qui apparait alors entre des symétries dites "locales" et les interactions fondamentales, ce qui permettra de décrire la structure du Modèle Standard. On évoquera alors les notions de brisure spontanée de symétrie et de renormalisation, qui permettront de mieux comprendre la phénoménologie des interactions nucléaires faible et forte. Si le temps le permet, on conclura sur les difficultés qui émergent de l'application de ces méthodes à la Relativité Générale, qui décrit l'interaction gravitationnelle, et on évoquera les théories tentant de quantifier cette dernière interaction.

jeudi 15 février 2018

Tests expérimentaux de la Relativité Générale

La prochaine conférence de la section Lorraine de la Société Française de Physique aura lieu

Mardi 20 février, 14h
Amphi 8 de la Faculté de Sciences de Nancy

Nous recevrons Marie-Christine Angonin de l'observatoire de Paris-Meudon.

Tests expérimentaux de la Relativité Générale :
sur Terre, dans notre Système Solaire et même plus loin si nécessaire...


La démarche de la physique fondamentale consiste à questionner théoriquement et expérimentalement les principes de bases des lois de la physique.

Parmi les grandes théories ainsi explorées, la relativité générale est une cible privilégiée des chercheurs de cette communauté. Après avoir exposé les différents concepts fondamentaux de la relativité générale, je développerai les raisons qui motivent la communauté physicienne à tester cette théorie particulière.

Cette présentation sera illustrée par les différents tests expérimentaux et observationnels déjà effectués complétés des projets de tests dans un
futur proche : un voyage qui partira des laboratoires de métrologie sur Terre pour traverser le Système Solaire et atteindre des échelles cosmologiques...

vendredi 19 janvier 2018

A la recherche de solides quantiques

Le prochain séminaire de la Société Française de Physique et du département de Physique de la FST de Vandoeuvre aura lieu

       Jeudi 25 janvier, 10h30, Amphi 8

Nous recevrons Julien Bobroff de l'université Paris Sud qui présentera une conférence sur le thème

       A la recherche de solides quantiques


 La physique quantique échappe à nos intuitions. Elle est, par nature, invisible, abstraite et mathématique. Bref, elle intimide ! Pourtant, la quantique est responsable de propriétés tout à fait visibles ! La couleur est quantique, la conduction électrique est quantique, le magnétisme est quantique, et même la solidité de la matière ne s'explique que grâce à la quantique. Bref, les solides qui nous entourent sont quantiques. Et certains solides découverts récemment sont encore plus quantiques : supraconducteurs, liquides de spins, isolants topologiques, cônes de Dirac, voilà des matières au coeur des recherches actuelles qui repoussent les frontières de nos connaissances et pourraient s'avérer très utiles pour les technologies du futur.


Julien présentera une seconde conférence  sur le thème "Vulgariser : pourquoi ? Comment ?" à partir de 14h, salle de réunion de l'IJL, entrée 2A, 4ème étage.

lundi 8 janvier 2018

La découverte du boson de Higgs, une aventure scientifique hors-norme, un modèle ?



La prochaine conférence de la section locale de la Société Française de Physique aura lieu

Lundi 15 janvier, 14h
Amphi 8 de la Faculté des Sciences
Vandoeuvre les Nancy

La découverte du boson de Higgs
Une aventure scientifique hors-norme, un modèle ?

Michel Spiro

Président de la Société Française de Physique et ancien président du Conseil du CERN


Le modèle du CERN, basé sur une stratégie collaborative mondialisée à long terme (avec un idéal partagé) et une émulation permanente (la « coopététion »), sur l’innovation ouverte, s’est révélé être une aventure très efficace scientifiquement et technologiquement, pour les recherches de l’humanité sur l’infiniment petit et sur l’infiniment grand. Ce modèle a permis la récente découverte du boson de Higgs qui représente l’atteinte d’un nouveau palier de la connaissance, sur lequel je m’étendrai. Cette aventure a eu aussi dans le passé un impact considérable dans l’émergence des premiers écrans tactiles, du WEB tel que nous le connaissons, sur le développement des logiciels libres et débouche maintenant sur le calcul à grande échelle en réseau et sur l’accès gratuit aux publications des chercheurs.

Ce modèle, dont je décrirai les caractéristiques génériques, est-il cantonné à la science ? Peut-il venir en appui pour affronter les grands défis mondiaux de notre temps comme la paix,le climat et l’énergie, la préservation de la planète, l’éducation, l’accès à internet, la santé… ?

jeudi 12 octobre 2017

Retour sur les faits marquants de 2017

MAGNETICA. Une expo attirante
MAGNETICA, une expo attirante est une exposition mobile réalisée dans le cadre du programme Escales des Sciences de l’Université de Lorraine. C’est un projet collectif développé au sein de l’Institut Jean Lamour, qui a également fait l’objet d’un atelier de l'Alliance ARTEM en 2016-2017.

L'exposition, inaugurée en juin dernier, présente une approche scientifique expérimentale du magnétisme afin d'en expliquer les principes et les effets. Où trouve-t-on du magnétisme ? Comment s'explique ce phénomène ? A quoi sert-il ? Autant de questions auxquelles répond cette exposition tout en donnant à voir de multiples exemples de la présence du magnétisme dans nos vies quotidiennes : moteurs, éoliennes, chauffage par induction, ralentisseurs électromagnétiques, antivols magnétiques, clefs magnétiques, cartes bancaires, bornes en tout genre, stockage de l'information sur un disque dur, capteurs magnétiques, trains à lévitation  ...

MAGNETICA, une expo attirante sera présentée à la Faculté des Sciences et Technologie de Vandoeuvre, hall de l'Amphi 8, 1er étage, du mardi 10 au samedi 14 octobre 2017. Vous êtes tous chaleureusement invités à venir la découvrir.

Pour plus d'informations, vous pouvez contacter Hélène Fischer.





Concours de croissance cristalline 
Devant le succès de cette manifestation les 4 années précédentes (environ 800 participants chaque année), le concours est de nouveau organisé dans l’académie Nancy-Metz en 2017-18.


Le principe est simple, il s’agit de faire pousser le plus gros et le plus parfait monocristal à partir d’une solution saturée d’un sel choisi et fourni par les organisateurs du concours. Le concours, destiné aux élèves de l’académie Nancy-Metz, est ouvert aux élèves d’écoles primaires, de collèges et de lycées, dans les trois catégories correspondantes.


Les plus beaux cristaux de chaque établissement sont envoyés au laboratoire de Cristallographie de l’Université de Lorraine (CRM2, Vandoeuvre-les-Nancy) qui réunit un jury d’experts pour évaluer et classer les cristaux envoyés.



La remise de prix se déroule courant mai-juin autour d’une manifestation ou d’une visite scientifique et se termine par un goûter offert par les organisateurs.

Le formulaire d'inscription se trouve à cette adresse.

Nuit des ondes gravitationnelles
Après la conférence de Nathalie Deruelle à la faculté des sciences de Vandoeuvre le jour même de l'annonce de la découverte d'ondes gravitationnelles par LIGO, la section locale de la SFP a participé à l'organisation d'une journée nationale le 20 mars. Deux jeunes chercheurs, Romain Bonnand et Valentin Frey, ont brillamment présenté une introduction au sujet à un amphi de premier cycle littéralement bondé. Bien que Nancy n'ait pas gagné, le quizz en duplex avec la soirée nationale au Grand Rex à Paris a également soulevé un grand enthousiasme.


vendredi 28 avril 2017

Quelques aspects de microbiologie vus par un physicien

La prochaine conférence du département de Physique et de la section locale de la Société Française de Physique aura lieu

         Jeudi 4 mai à 14h à l'amphi 5 de la FST (Vandoeuvre les Nancy)

Nous recevrons Didier Chatenay, directeur de recherche CNRS au Laboratoire Jean Perrin UMPC (Paris 6). Il présentera une conférence intitulée

Quelques aspects de microbiologie vus par un physicien :
du génome aux communauté bactériennes 

Les bactéries sont des organismes unicellulaires qui ont longtemps été utilisées comme système modèle en biologie. Malgré leur apparente simplicité ces organismes offrent encore un paysage scientifique en pleine évolution et permettent d’aborder de nombreuses questions à de multiples échelles. A partir d’exemples de travaux en cours au laboratoire j’illustrerai quelques aspects de l’approche de problématiques de microbiologie par des physiciens. A l’échelle du génome il s’agira en particulier de travaux d’analyse statistique de la structure codante des génomes bactériens (présence de codons STOP en dehors du cadre de lecture). A l’échelle de la bactérie unique je montrerai comment des outils de microfluidique permettent de visualiser les mutations et de suivre leurs effets sur plusieurs générations. Enfin j’aborderai la description de communautés bactériennes formant des biofilms.

mercredi 1 mars 2017

Qu'est-ce que la lumière ?

La prochaine conférence du département de Physique et de la section locale de la Société Française de Physique aura lieu

              Jeudi 9 mars à 14h à l'amphi 5 de la FST

Nous recevrons Claude Fabre (Laboratoire Kastler-Brossel - Université Pierre et Marie Curie Paris 6). Il présentera une conférence intitulée
 
        Qu'est-ce que la lumière ?

On retracera à grands traits l’évolution des idées sur la nature des phénomènes lumineux, d’Euclide en Grèce et Mozi en Chine jusqu’aux récents prix Nobel, comme Glauber, en passant par Ibn Al-Haytam au Moyen Orient , Newton, Fresnel et Einstein. On précisera l’état actuel de nos connaissances dans le domaine, qui ont bien avancé depuis Einstein, en illustrant l’exposé par des expériences récentes.

lundi 13 février 2017

Nuit des Ondes Gravitationnelles


En septembre 2015, la collaboration internationale Ligo-Virgo a confirmé l'existence des ondes gravitationnelles prédites théoriquement par Albert Einstein près d'un siècle plus tôt. Le CNRS et la Société Française de Physique proposent un rendez-vous exceptionnel pour célébrer cette découverte majeure, en partenariat avec Ciel & espace. Voir l'événement à l'adresse : http://www.cnrs.fr/nuit-des-ondes-gravitationnelles
Le section lorraine de la Société Française de Physique a décidé d'adhérer à l'événement. Nous organisons une nuit lorraine des ondes gravitationnelles à la Faculté des Sciences et Technologies de Vandoeuvre, dans l'amphi 15 du 1er cycle (accès par le boulevard des aiguillettes), nous serons en duplex avec le Grand Rex à Paris, et nous vous y invitons tous.


Le programme de la soirée est le suivant :

  • 18h à 18h30 : accueil des visiteurs.
  • 18h30 à 19h45 : conférence conjointe de Romain Bonnand (qui travaille sur l'instrumentation au LAPP ) et Valentin Frey (qui travaille sur l'analyse de données au LAL).
  • 19h45 - 20h15 : pause conviviale offerte.
  • 20h15 : début du duplex avec la soirée nationale au Grand Rex à Paris. Visite en direct de l'observatoire EGO en Italie
  • 20h30 : Quizz interactif entre les différents sites participants à l'événement.
  • 21h00 : Projection d’un film sur le Laboratoire des matériaux avancés (LMA)
  • 21h10 : Table ronde/débat "Science et Cinéma" autour d’extraits de films
    Avec Richard Taillet (Annecy-LAPTh ) et Quentin Lazzarotto de l’IHP.
  • 22h30 : Fin
Nous espérons vous retrouver nombreux. Il est vivement recommandé de s'inscrire à l'adresse suivante : http://9el5bawn.evenium.net

Matière vue du ciel : quelques progrès en microscopie tunnel

La prochaine conférence du département de Physique et de la section locale de la Société Française de Physique aura lieu à un horaire inhabituel :

              Lundi 6 février à 16h à l'amphi 8 de la FST

Nous recevrons un ancien étudiant de l'université : Pascal Turban du département Matériaux et Nanosciences de l'Institut de Physique de Rennes. Il présentera une conférence intitulée

        Matière vue du ciel : quelques progrès en microscopie tunnel

  Les propriétés d’un matériau dépendent étroitement de sa structure volumique, défauts compris. Si elles ont été longtemps négligées, les propriétés spécifiques de surface sont aujourd’hui un champ d’investigation à part entière. La surface est en effet le lieu d’échange entre le matériau considéré et son environnement. Par ailleurs, la rupture de la symétrie de translation au voisinage de la surface peut modifier drastiquement la structure atomique et électronique locale du matériau par rapport au volume sous-jacent : « Dieu a créé le volume, le diable la surface » selon la célèbre formule de Wolfgang Pauli. Finalement, la course actuelle vers la réalisation de structures et composants de taille nanométrique confère aux surfaces une importance cruciale. Une nanostructure comportant 1000 atomes a en effet de l’ordre de la moitié de ses atomes localisés en surface…
En permettant, au cours des années 1960-1970 l’étude des premières surfaces modèles par diffraction et spectroscopies électroniques, les technologies de l’ultra-vide ont ouvert la voie aux développements modernes de la Physique des surfaces. L’invention de la microscopie à effet tunnel (STM) en 1982 est une seconde révolution, permettant l’observation directe de la surface de la matière à l’échelle atomique. Dans cet exposé, j’illustrerai l’importance de l’apport du STM à la physique des surfaces. Je montrerai en particulier que les nombreux modes originaux d’acquisition développés depuis 1982 permettent aujourd’hui, bien au-delà de la seule information structurale, de caractériser les propriétés électroniques, magnétiques et dynamiques de la matière à l’échelle atomique.

Retour sur les olympiades de Physique


Le champ des dunes (Altkirch)
Pour la deuxième année consécutive, la Faculté des Sciences et des Technologies de Vandoeuvre accueillait le 7 décembre 2016 la finale interacadémique des Olympiades de Physique. 10 équipes ont fait le déplacement depuis des lycées de toute la région Grand-Est pour présenter leur travail. Des thématiques très variées ont été abordées : l'invisibilité, la simulation d'un geyser,  l'étude de la mousse, de l'effet Mpemba, du chant des dunes, de l'écholocalisation des dauphins, la conception d'une éolienne,... Le jury a eut fort à faire pour départager les équipes et désigner celles qui seront sélectionnées pour la finale nationale. L'après-midi a été agrémenté d'une conférence d'Olivier Collet sur les ondes gravitationnelles.

L'effet Mpemba (Fameck)
Vendredi et samedi 27 et 28 janvier 2017, avait lieu la finale nationale des Olympiades de Physique à Marseille. A Marseille, 26 équipes étaient sélectionnées et le jury national a décerné 6 premiers prix, 7 deuxièmes prix et 15 troisièmes prix. Les 4 équipes sélectionnées lors de la finale Interacadémique de Nancy se sont distinguées : l'équipe de Fameck (avec M. Courcelle) qui a travaillé sur l'effet Mpemba a été récompensée par un deuxième prix, celle de Fabert (avec M. Baumann)  qui a travaillé sur la cavitation a également été récompensée par un deuxième prix, celle de Altkirch qui a travaillé sur le Chant du sable a décroché un premier prix, et celle de Strasbourg qui a travaillé sur les geyser a également décroché un premier prix, ainsi que la sélection à la finale internationale. Ce sera donc cette équipe qui représentera la France au concours ISEF aux Etats Unis. C'est un très beau palmarès pour la sélection de Nancy !




Le geyser (Strasbourg)

samedi 26 novembre 2016

Expansion, la cyber-conférence

La prochaine conférence de la Société Française de Physique et du département de Physique aura lieu le jeudi 8 décembre à 14h à l'Amphi 5 de la Faculté des Sciences et Technologies de Vandoeuvre les Nancy. L'orateur sera un astrophysicien, Jérome Perez, de l'ENSTA ParisTech. Il présentera une conférence intitulée :

      'EXPANSION, la Cyberconférence'
      http://uma.ensta-paristech.fr/conf/expansion/index.php

La conférence sera interactive. Au moyen de vos téléphones portables connectés en Wifi, vous pourrez interagir en temps réel avec l'orateur durant toute la durée de la présentation. Sur le principe des méthodes pédagogiques novatrices (classe inversée), il vous est demandé de visionner avant la conférence les trois vidéos de 20 minutes suivantes :

      Episode 1
      Episode 2
      Episode 3

Ensuite, pour pouvoir participer, créez un compte sur le site
             https://my.beekast.com
avec le code de session
             expansionnancy
Sur ce site, vous pourrez poser des questions auquels l'orateur répondra pendant la conférence.

mardi 18 octobre 2016

Rentrée 2016


Chers sociétaires, ami-e-s physicien-ne-s,

Bienvenue sur le nouveau blog de la section Lorraine de la Société Française de Physique. Nous allons tâcher de l'alimenter régulièrement pour vous informer des actions de la section locale et vous inviter à y participer.

Voici une petite rétrospective des dernières actions menées et des prochaines actions prévues.

Concours national de croissance cristalline dans l'académie Nancy-Metz
Cette année encore, vous avez été nombreux dans l’académie Nancy-Metz à participer au concours de croissance cristalline organisé par l’union des professeurs de physique et de chimie (UDPPC), l’Université de Lorraine et les scientifiques du laboratoire de Cristallographie, Résonance Magnétique et Modélisations. 4 écoles (122 élèves), 11 collèges (427 élèves), et 9 lycées (164 élèves) ont répondu présent à l’appel, c’est-à-dire pas moins de 713 élèves qui ont pris plaisir à faire croître leurs cristaux. Les résultats du concours ont été célébrés le samedi 20 mai sur le site du carreau minier du Val de Fer à Neuves-Maisons. A cette occasion, les prix récompensant les plus gros et les plus parfaits cristaux réalisés par les élèves d’écoles primaires, collèges et lycées ont été décernés aux lauréats dans ces trois catégories. Ce fut l’occasion pour les 130 élèves, accompagnés de leurs parents et enseignants, de découvrir un lieu riche du patrimoine sidérurgique Lorrain, retracé par les bénévoles de l’association du patrimoine culturel et industriel (APCI) de Neuves-Maisons. Un goûter convivial leur a été offert à l’issue de la manifestation.

Les résultats du concours 2015-2016 sont disponibles à l’adresse http://crm2.univ-lorraine.fr/lab/fr/animation-scientifique/
Contact : Sébastien Pillet (laboratoire CRM2, Université de Lorraine Vandoeuvre les Nancy, sebastien.pillet@univ-lorraine.fr)


Congrès de la division plasma à Nancy

Du 7 au 9 juin dernier, la division Plasma de la SFP organisait son 14ème congrès. Une conférence a été proposée au grand public au musée Aquarium de Nancy sur le thème de la fusion nucléaire et d'ITER, présentée puis animée par Alain Bécoulet, directeur de l’IRFM au CEA Cadarache.

Fête de la science
Comme chaque année, la section locale a été présente lors de la Fête de la Science, notamment au village des sciences de la FST et à "Artem fête la science".
 
Assemblée générale
Toute personne intéressée est invitée à participer à l'assemblée générale de la section locale le 14 novembre à 13h, salle de réunion de l'Institut Jean Lamour, Faculté des Sciences, Entrée 2A, 4ème étage.

Olympiades de Physique
Comme l'année dernière, le site de la Faculté des Sciences et des Technologies de Vandoeuvre les Nancy accueillera la finale inter-académique des Olympiades de Physique le mercredi 7 décembre. Une douzaine de groupes de lycéens de toute la région Grand Est viendra présenter son montage expérimental et tenter de décrocher une place à la finale nationale qui aura lieu à Marseille les 27-28 janvier 2017. Les présentations sont publiques et auront lieu entre 10h et 16h30 à la FST. Venez les encourager ! Une conférence grand-public, présentée par Olivier Collet, aura lieu à 17h (Amphi 5) sur le thème des ondes gravitationnelles. La remise des prix suivra.

Nuit des Ondes Gravitationnelles
La section Lorraine projette de s'associer à l'organisation d'une "Nuit des Ondes Gravitationnelles" avec une dizaine d'autres sections locales. La soirée aura lieu le lundi 20 mars 2017 à la Faculté des Sciences de Vandoeuvre. Elle consistera en une première conférence, une visite virtuelle des laboratoires impliqués dans le projet VIRGO par vidéo-transmission en direct, du montage d'un interféromètre dans l'amphi et enfin de la projection d'extraits du film InterStellar commentés notamment par Roland Lehoucq.